Communiqué

Quels seront les prix de l’immobilier en 2024 ?

Après des années de croissance sans précédent, 2023 a été l’année du coup de frein pour l’ensemble du marché immobilier français (à l’instar de la plupart des pays européens). Selon le bilan de 2023 des Notaires de France, le nombre total de ventes est passé de 1,1 million à 928 000 et les prix ont baissé en moyenne de 1,6 % dans l’ensemble du pays. Cela signifie que le nombre de maisons vendues a diminué de 18 %, mais que les prix n’ont guère été affectés. Après tout, s’ils ont augmenté pendant des années, une baisse de moins de 2 % est à peine perceptible.

Bien sûr, il s’agit de statistiques nationales, et nous savons tous que le marché en campagne est totalement différent de celui du centre de Paris, de Nice ou de Courchevel 1850.

Cette baisse de la demande peut être attribuée à deux facteurs principaux :

• La guerre en Ukraine et l’incertitude politique et économique mondiale ont entraîné une hausse considérable des coûts de l’énergie et de l’inflation en général. Toute personne souhaitant rénover sa propriété sait qu’une virée chez M. Bricolage peut désormais sérieusement entamer son compte en banque, et que le coût de l’embauche d’artisans locaux a augmenté proportionnellement.

• Les banques françaises se sont serré la ceinture et ont resserré leurs critères d’octroi de crédit. Les prêts hypothécaires sont devenus non seulement plus chers, mais aussi plus difficiles à obtenir. En septembre, Le Monde publiait un article intitulé “L’accession à la propriété en France : un rêve qui s’évanouit”, indiquant que, l’été dernier, le taux moyen des prêts hypothécaires était passé de 1 % en décembre 2021 à 3,8 %. En effet, le volume des nouveaux prêts immobiliers a presque été divisé par deux (de 18,9 milliards d’euros à 9,9 milliards).

L’année dernière, il était évident que les vendeurs voulaient vendre aux prix de 2017, tandis que les acheteurs voulaient payer les prix de 2023. C’est ce qui a entraîné une chute spectaculaire (18 %) des ventes et un casse-tête pour les agents immobiliers qui tentaient de négocier entre ces deux points de vue différents.

Qu’en sera-t-il des prix cette année ? Malheureusement, nous ne le savons pas. Personne ne le sait.

La semaine dernière, la France a accueilli le plus jeune Premier ministre de son histoire, qui tentera de relancer la présidence centriste du président Macron. Par ailleurs, des élections auront lieu cette année aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la Belgique voisine. Du côté positif, les Jeux olympiques présenteront la France au monde entier, et les acheteurs britanniques seront considérablement encouragés par le fait que le Sénat a soutenu le droit au visa automatique pour les propriétaires de résidences secondaires.

En fin de compte, la demande reste forte – si les vendeurs sont raisonnables dans leurs prix, ils vendront. Les acheteurs auront un plus grand choix et pourront faire de bonnes affaires. Les prix vont sans doute continuer à baisser progressivement dans tout le pays (de 3 à 5 % au niveau national). Si votre maison est sur le marché depuis un certain temps et qu’elle n’a pas été vendue, il faudra penser à réduire le prix demandé pour obtenir la vente.

Avant tout, il est important de garder à l’esprit que la France possède l’un des marchés immobiliers les plus solides et les plus sûrs d’Europe, et qu’elle offre une qualité de vie exceptionnelle.