En route pour 2017, avec Leggett Immobilier

Trevor Leggett, président de Leggett Immobilier, livre le bilan de l’année écoulée et donne ses perspectives pour 2017.

 Trevor Leggett

« Cela a été sans conteste une bonne année pour le marché français. Celui-ci est bel et bien orienté à la hausse avec un nombre total de ventes en augmentation de 15% sur les 12 derniers mois pour atteindre les 839 000. Il s’agit du volume de ventes le plus élevé depuis l’impact de la crise financière de 2008. Les Notaires de France assurent que les acquéreurs ont pressenti la fin de la baisse des prix et bénéficié de taux d’intérêt historiquement bas pour tirer le meilleur profit de ce « moment opportun ». Ils estiment que les prix ont augmenté d’environ 0,5% en 2016 et établissent leurs prévisions à + 2 % environ pour les appartements, et à + 2,7 % pour les maisons en 2017.

Bien sûr, cela est une photographie nationale et l’offre et la demande varient en fonction des régions. Certains « hotspots » ont vu leurs prix augmenter jusqu’à 6% (Bordeaux, Nantes, Toulouse…). Dans l’ensemble, Leggett Immobilier a connu cette année une légère augmentation des ventes par rapport à 2015 (qui était déjà une année record !) . »

A propos des Britanniques

« Ne vous fiez pas à certains gros titres dramatiques concernant l’effet « Brexit ». Les demandes venues du Royaume-Uni ont été plus fortes que jamais au cours des six premiers mois de l’année. Depuis le 23 juin, nous avons constaté une diminution des demandes de 19%, mais en parallèle, on remarque une augmentation du « sérieux » de ces clients potentiels. Les ventes aux acquéreurs britanniques ont légèrement baissé durant la seconde moitié de l’année, mais pas de façon significative. Les acheteurs britanniques considèrent encore le prix des biens français extraordinairement attrayant. En réalité, les fluctuations de la monnaie ont plus d’impact sur les ventes que les conditions économiques ou politiques. Nous avons noté un changement dans le profil des acheteurs avec un plus grand nombre de personnes à la recherche d’une maison de vacances et une diminution du nombre de retraités. « 

Et des autres acheteurs internationaux

« La combinaison des prix bas et des conditions de financement avantageuses a conduit à une augmentation des ventes aux autres acheteurs internationaux.  Les ventes aux Américains, aux Australiens et en particulier aux Scandinaves ont augmentées. Ils investissent aussi plus d’argent – BNP Paribas rapporte que les acquéreurs suédois et norvégiens ont respectivement dépensé en moyenne 513 000 euros et 509 000 € (442 000 € dépensés par les Russes et 262.000 € par les Britanniques). « 

PERSPECTIVES 2017

Comment les prix de l’immobilier vont-ils évoluer ?

« Il faudrait une boule de cristal pour répondre !  L’élection présidentielle française aura lieu en Avril.  Elle sera précédée d’élections en Allemagne et aux Pays-Bas. Quels que soient les résultats, nous prévoyons que le marché immobilier français continuera de croître – tant en nombre de ventes qu’en prix moyen par maison. Les Notaires de France anticipent des hausses de 2,3% et cela semble être une prédiction raisonnable. Le seul inconvénient reste que la France est composée de milliers de micro-marchés. Certaines zones rurales connaissent encore une faible demande et leurs prix stagnent. Il est à noter que les acheteurs sont toujours à la recherche d’un prix avantageux et que les vendeurs doivent toujours estimer leur maison au juste prix pour faire une vente ! « 

Qui va acheter en 2017 ?

« Avant tout, ce sont les Français -. Le marché intérieur est de retour avec éclat. S’il y a eu 839.000 ventes en 2016, nous pensons qu’il y en aura plus de 850.000 en 2017 – un plafond qui n’a jamais été atteint depuis que j’ai créé mon entreprise en France, en 1988. La vigueur du marché français va attirer d’autres acheteurs de la zone euro (Belgique, Italie, Allemagne, Pays-Bas et Irlande) et, bien sûr, la qualité de vie française continuera d’attirer les acheteurs du Royaume-Uni et des pays francophones. « 

 Quels sont les «hotspots» à surveiller ?

« Les villes et les villages ruraux où les prix sont restés bas et où il y a encore un grand choix de grandes maisons. Bretagne, Normandie, Poitou Charentes et Languedoc Roussillon ont connu la plus forte augmentation des acquisitions l’an dernier mais si je dois choisir une zone promise à un fort développement en 2017, ce sont les villes et les villages autour de Bordeaux qui retiennent mon attention. La ville est actuellement au classement des meilleures villes du monde, « à visiter », « où travailler »… et avec le TGV qui la mettra prochainement à 2 heures de Paris… Tous les espoirs lui sont permis. »

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